Smart fashion week : retour sur une mode autrement

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Il y a quelques jours c’était la smart fashion week, organisée par deux filles au top. Entraînée dans cette belle semaine par Julie (<3) et qui prouve qu’on peut malgré des points de vue (des combats) différents, se réunir, être ouvert et parler de façon positive et même optimiste de la mode. Alors moi aussi j’ai eu envie de vous en parler mais surtout de vous montrer qu’on peut trouver du beau et de l’accessible dans la mode smart 🙂

 

 

J’avoue que je ne suis que très récemment concernée par les questions éthiques et écologiques. La mode et moi, c’est avant tout un affrontement, parce que quand tu n’es pas tout à fait grande et mince, aux cheveux clairs et lisses dans une région où les pubs ne te vendent que ce stéréotype, va aimer ton corps et va comprendre comment le fringuer. Bon aussi je suis chiante, j’aime quand ça punch, ça vous l’aurez compris et je trouve rarement des pièces qui me plaisent (Paris le chic en noir et blanc… mais c’est beau, hein ?! Je veux pas dénigrer). D’où la solution partielle de me faire moi-même ma garde-robe. Sauf que là je pourrais repartir dans les mêmes discours de faut trouver du tissu qui plaise, faut trouver un patron qui nous va… Au final c’est en plein essor mais je suis un « A » qui a 2 tailles d’écart entre le haut et le bas du corps (haha vous êtes contents de le savoir), je débute en couture et je vois encore beaucoup de modèles accessibles qui sont dans les mêmes mouvances, ce qui me laisse l’option fouillé dans du plus compliqué…

 

photogrid
Le hashtag lancé sur les réseaux sociaux pour question les marques sur comment sont faits nos habits : #WHOMADEMYCLOTHES?

 

Purée, j’avais dit positif et optimiste ! Donc pour en revenir à la smart fashion week et ce qui m’a le plus plu, deux choses : 1. oui on peut parler de mode éthique et/ou écolo sans en passer par un discours moralisateur (sisi je vous assure !) ; 2. je peux me passer de la fast-fashion (les grandes enseignes à pas cher). Oui et encore oui, la mode smart ce n’est pas des sacs à patate en toile et ce ne sont pas non plus des coupes ringardes, non ! c’est frais, c’est moderne et ça fait du bien 🙂 Bien sur ça coûtera toujours plus cher que d’aller chez H&M mais ça n’est pas pour autant du Stella McCartney à 800 balles.

 

herbe rouge
L’Herbe Rouge , une marque qui a un positionnement très contemporain avec une chaîne de production de folie !

 

Là on passe à un autre point qui me tient à cœur, le juste prix (non ne chantonnez pas la musique sinon vous êtes foutus !). Etant passée par l’édition (la crise du papier, tu vois ?!), la couture, la vente, le freelancing… Eh bien, je me rends compte des gens qui bossent sur un projet et du temps passé. Je suis prête à mettre plus dans une fringue si derrière j’ai de la qualité (en terme de matière, de personnes impliquées, de durée de vie du produits…).

Un bon exemple (attention ça va prendre du temps, je sais pas expliqué, ndlr) : il y a quelques temps, j’ai accompagné une copine acheter un guide touristique (si tu passes par là, jte fais des bisous, grâce à toi j’ai une super histoire ;)) pour le Turkménistan (qui a l’air bien chouettos comme pays au passage en terme de paysage tout ça !). Le guide réunit en fait 5 pays de la région et il coute 30€ (en comparaison un guide en moyenne c’est 15€). Donc là méga choc et étonnement de ma copine (moi pas trop, ça va, merci ^^). Donc je lis un peu dans le détail la 4ème de couv : donc le mec qui a été envoyé là-bas en plus de se faire faire pas mal de visa, à fait quelques séjours en prison (sympathique) et a parfois du faire appel à des interprètes… bon bref le voyage qui te coute une blinde. A ça tu ajoutes qu’il faut quelqu’un pour l’écrire ton guide, pour le relire, pour le maquetter, pour le traduire, etc. donc toute la team édition. Et puis il faut l’imprimer et bon on va pas se mentir tu vends plus de guides pour l’Australie que pour le Turkménistan (mot compte triple… pardon) donc forcément si tu fais moins d’exemplaire ton unité coute plus chère… Ah oui et détail haha, en Australie bien sur tu vas envoyer un mec de temps en temps vérifier les infos mais à l’heure actuel tu as tellement de retour de la part de tes lecteurs que tu envoies pas un mec tous les 4 matins (donc tu zappes la partie visa/interprète/prison). On s’éloigne je sais mais pour vous dire que oui un bouquin ça peut couter cher mais oui il y a du monde derrière qui se donne les moyens (là, vous comptez combien de personne à rémunérer à votre avis pour ce guide ?). Cet objet j’en accepte le prix ! Ba c’est là que je fais le parallèle avec les fringues. Je veux de la qualité et de l’humain, je suis prête à mettre le prix même si ça veut dire acheter moins (mais j’ai déjà pris l’habitude car je trouve rien en magasin haha).

Alors maintenant la PARTIE FUN (promis de vrai) : mes coups de coeur créateurs de la semaine 🙂 Il y a de tout mélangé qu’ils se disent être dans une optique éthique, responsable, environnemental etc. C’est avant tout esthétique et c’est porté avec un message positif !

Je commence avec les bijoux. Avec eux, tous les 3 mois je fais un craquage en tombant en amour pour telle bague ou tel bracelet (rarement les colliers tiens…). Nous avons Bresma et Treez.

board bijoux

Chez Bresma, ce sont surtout les bracelets qui m’ont tapé dans l’oeil. Pour Treez, il n’y a pas à réfléchir ce sont les colliers (exception qui confirme la règle ^^).

Dans le prêt à porter il y a Vanessa Augris  avec ses wax de folie qu’elle va chercher directement en Hollande (car le wax, le vrai,  c’est made in netherland 😉 ) et Wylde qui fait du remade in France dans une chouette rock attitude.

board pret a porter

 

Chez Vanessa Augris, au marché de créateurs, j’aurais bien craqué pour sa jupe longue qu’elle avait aussi en blanc avec un bas en dentelle qui matchait super bien avec un crop top à rayures blanches et bleues claires. Tandis que chez Wylde, c’est cette chemise, pièce unique, avec son asymétrie avant/arrière et son dos dénudé !

Je finis avec les accessoires, crush intense pour la douceur qu’elle soit de la couleur ou du touché, des foulards de Sensha & bourbon, teintés par des épices et/ou du thé.

board accessoires

J’en bave et j’en veux plus mais ne soyons pas compulsive haha. Je vous laisse également vous renseigner sur les démarches de chaque marque (par exemple pour Treez, c’est un arbre planté pour l’achat d’un pendentif et la couleur détermine le continent où il le sera).

Et donc la smart fashion, c’est un but vers lequel on tend, ce n’est bien sur pas facile de tout combiner d’un coup (il y a de l’humain dans tout ça, et nous ne sommes pas parfaits !). On apprécie les efforts et puis comme dit au début, on ne peut pas tout mener de front, un pas après l’autre 😉 L’un de mes premiers pas est de voir au-delà des grandes enseignes… Et vous, vous commencerez par quoi ?